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80e anniversaire du 11 novembre 1940

Cette année 2020 était le 80ème anniversaire de la manifestation étudiante et lycéenne du 11 novembre 1940 sur les Champs-Elysées.

I/ Souvenons nous.

Le 23 octobre 1940, le gouvernement de Vichy retire au 11 novembre le statut de jour férié. Si des dépôts de gerbe sont tolérés, tout rassemblement en revanche est interdit. Dès les premiers jours de novembre, au Quartier latin de manière spontanée et diversifiée on évoque, malgré les interdictions, de se regrouper le 11 novembre pour aller à l’Etoile à la sortie des cours. Des tracts circulent, parfois recopiés de la main à la main. Surtout à l’initiative de jeunes qui se connaissent, plutôt qu’à des groupes organisés. Pas de consignes des partis, ni de l’UNEF. Un tract est également ronéoté 5 place Saint-Michel, dans les locaux des œuvres, du centre d’entraide des étudiants prisonniers et de l’UNEF.

II/ L’UNEF en novembre 1940

A la veille de la guerre, l’UNEF comptait 21000 adhérents, un quart du corps étudiant. En 1939 60% de ses membres sont mobilisés dans l’armée, dont une bonne partie du bureau.

Jean David, à qui a été confiées présidence, trésorerie et secrétariat, s’installe, après l’Armistice, à Clermont-Ferrand « non loin des ministères » (près de Vichy) et demeure en contact avec les AGE. A Paris, François de Lescure, de la corpo des lettres, membre clandestin du Parti communiste, assure la représentation de l’UNEF en zone occupée.

Au 5 bd Saint-Michel sont installés, l’UNEF, le CSO (les œuvres) et le Centre d’entraide aux étudiants prisonniers. En septembre 1940, Jean David et Alfred Rosier, (secrétaire général des œuvres) donnent la ligne : « maintenir l’UNEF pour maintenir les Œuvres ».

III/ 11 novembre 1940 : « à l’avant-garde de la jeunesse française »

Le 11 novembre 1940, malgré l’interdiction, plusieurs milliers de jeunes sortant des lycées et des facultés en fin d’après-midi se rendent en groupes aux Champs-Elysées pour déposer des gerbes. Ils viennent du Quartier Latin, des lycées du 16e (Janson-de-Sailly), du centre de Paris (Charlemagne, Turgot), de l’est (Voltaire)… On y trouve bien sûr des gaullistes, des monarchistes de la corpo de droit, des communistes, mais la majorité est sans affiliation particulière, agglomérat hétéroclite amalgamé autour d’une commune opposition à l’occupation.

De Lescure et Louis Laisney (président de l’AGE de Caen, présent à Paris ce jour-là) font connaissance ; ce dernier raconte : « Dans la conversation patrio­tique que nous avions, nous nous sommes dit que ce serait bien de faire un saut à l’Arc de Triomphe. Nous y sommes allés en ordre dispersé, sans idée de faire une manifestation ».

Les manifestants, autour de 2000, sont d’abord bloqués, mais ceux de Janson arrivent à déposer une gerbe de 2 mètres de haut en forme de Croix de Lorraine. Les cortèges sont violemment dispersés par la police française et les militaires allemands. Il y a 150 arrestations, quelques bléssés mais, en revanche, pas de morts, contrairement aux rumeurs reprises ensuite par Radio Londres ou les journaux clandestins.

C’est le premier acte de la résistance à l’occupation nazie, étudiants et lycéens se mettant « à l’avant-garde de la jeunesse française » comme le souligne en 1946 la charte de Grenoble.

Robi Morder

11 novembre

Gerbe de l’AAUNEF à l’Étoile lors d’une cérémonie du 11 novembre

Pour aller plus loin :

Alain Monchablon, « La manifestation à l’Étoile du 11 novembre 1940 : histoire et mémoires » Vingtième Siècle. Revue d’histoire 2011/2 (n° 110),

Un dossier sur le site du Germe

Exposition du « musée de la résistance en ligne » consacrée au 11 novembre 1940

Video de la webconférence le 10 novembre 2020 « Le 11 novembre 1940 80 ans après », organisée par le Germe et la Cité des mémoires étudiantes.

Biographie de Louis Laisney.

Biographie de François de Lescure

Hommage étudiant à Paul Bouchet – vidéo intégrale

Paul Bouchet est décédé le 25 mars 2019 après une vie toute entière engagée pour faire triompher ce qu’il appelait ses « sept utopies ». L’une d’entre elles a été le syndicalisme étudiant en France et dans le monde.

A peine sorti de la Résistance, il devient à la Libération président de l’Association générale des étudiants de Lyon. Il est le principal co-rédacteur de la « charte de Grenoble » qui a refondé l’Unef, alors « syndicat unique de la classe étudiante » en 1946 et un des fondateurs la même année de l’Union internationale des étudiants.

Dans ses multiples combats ultérieurs, avocat plaidant pour les droits des travailleurs, la décolonisation et les Droits de l’homme, luttant avec les plus démunis, il a toujours laissé une place disponible pour transmettre mémoire et expériences.

Président puis président d’honneur de l’Association des anciens de l’Unef fondée en 1938, il acceptait toujours d’intervenir aussi bien dans les congrès étudiants que dans les colloques ou séminaires avec des chercheuses et chercheurs, des archivistes, fidèle à sa « deuxième utopie : la fraternité internationale étudiante ».

C’est pour saluer la mémoire de celui qui ne se considérait pas comme ancien combattant mais comme un « vieux lutteur » que l’Association des anciens de l’Unef, la Cité des mémoires étudiantes, le Groupe d’études et de recherche sur les mouvements étudiants organisent le 28 mai 2019 un hommage.

 

Mardi 28 mai 2019 de 18:30 à 21:30 à l’auditorium de la Ville de Paris
5 rue Lobau – Métro Hôtel de Ville.

Vidéo de l’hommage :

 

 

 

Paul Bouchet mai 2016.2Paul Bouchet Président 2

Décès de Paul Bouchet, résistant, co-rédacteur de la charte de Grenoble

Paul BOUCHET, notre président d’honneur, résistant, co-rédacteur de la charte de Grenoble, s’est éteint dans la nuit du 25 mars.

Comme il aimait à le rappeler, il n’était pas un ancien combattant mais un vieux lutteur du syndicalisme étudiant, puis avocat des droits syndicaux, des droits de l’Homme, des droits des plus pauvres et au logement, sans omettre ses importants engagements internationaux à l’Union Internationale des Etudiants, contre les guerres coloniales, auprès des sans papiers.

Nous partageons le deuil de sa famille, de ses amis, de ses camarades, convaincus que nous sommes que le décès de Paul BOUCHET ne fait pas disparaitre ce qu’il appelait ses utopies, les raisons de lutter.

L’Association des Anciens de l’UNEF

Paul Bouchet

Étudiants étrangers : « “Bienvenue en France”, un dispositif au nom de contre-vérité, ne doit pas être mis en œuvre »

La philologue et philosophe Barbara Cassin, membre de l’Académie française, a publié dans Le Monde, du 17-18 mars 2019 une tribune contre l’augmentation des frais d’inscriptions pour les étudiants étrangers extracommunautaires. D’après elle, l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers hors Communauté européenne piétine nos valeurs et menace la francophonie.

Le texte intégral de cette tribune a été reproduit dans son intégralité sur Le Club de Mediapart : La juste dénonciation par Barbara Cassin du rejet des étudiants étrangers

L’UNEF en mai et juin 1968 : dossier de la journée du 19 mai 2018

Après la journée du 19 mai 2018 consacrée à l’UNEF en mai et juin 1968, l’association des anciens de l’UNEF met à disposition un dossier documentaire consacré au sujet. Préparé dans le cadre des 50 ans de mai 1968, ce dossier inclut une riche documentation composée d’articles de recherche et de documents d’époque. Il inclut également une partie des contributions partagées lors de cette journée.

Le document en PDF peut être librement consulté et téléchargé en suivant ce lien :
Dossier – UNEF en Mai et Juin 1968 – Journée du 19 mai 2018

Communiqué de l’AAUNEF sur les droits d’inscription pour les étudiants étrangers

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Paris, le 25 janvier 2019

COMMUNIQUÉ

Le gouvernement a décidé une augmentation conséquente des droits d’inscription pour les étudiants étrangers non communautaires. Comme l’essentiel de la communauté universitaire, comme l’UNEF et la plupart des organisations représentatives étudiantes, le conseil d’administration de l’Association des anciens de l’UNEF se prononce pour l’annulation d’une telle mesure

  • Qui va à l’encontre de la tradition d’accueil des universités françaises, du rayonnement de la France et de l’attractivité de ses établissements pour les étudiants du monde entier quelque soit leur fortune. Fermer nos portes aux plus démunis qui n’ont pourtant pas moins de talents que les autres, c’est s’éloigner d’une politique ambitieuse en faveur de la francophonie.
  • Qui va à l’encontre de la longue tradition internationaliste de l’UNEF et du mouvement étudiant français. L’UNEF a été une des principales fondatrices des internationales étudiantes, CIE en 1919, UIE en 1945; nous avons abrité dans nos locaux d’innombrables associations d’étudiants étrangers et entretenu des rapports suivis avec les étudiants venus notamment des pays colonisés ; nous avons bénéficié du soutien des étudiants étrangers et de leurs organisations, pour reconstruire nos universités en 1945, dans nos luttes pour les droits démocratiques des étudiants de France.
  • Qui diviserait, selon la nationalité des uns et des autres, le corps étudiant à l’encontre de nos combats pour l’égalité des droits et de la solidarité qui ont été notre boussole.

Le conseil d’administration de l’Association des anciens de l’UNEF

 

Version PDF – Communiqué de l’AAUNEF sur les droits d’inscription pour les étudiants étrangers

Dîner – débat : 22 février 2019

MOBILISATION, VIOLENCE ET RÉPRESSION :
Stratégie de mobilisation des jeunes, étudiants, lycéens et maintien de l’ordre

Vendredi 22 Février 2019 : 18H30 – 22H30
Cercle des universitaires – 3 rue Mabillon 75006 PARIS
(Métro 10 Mabillon ou Métro 4 Saint-germain-des-prés)

Inscription obligatoire : Inscription en ligne
Dîner : 20€ (Tarif étudiant : 10€)

Au cours des deux dernières années, beaucoup de mobilisations ont connu une tension forte entre les manifestants et les forces de l’ordre et des violences importantes particulièrement avec les jeunes (dont de nombreux étudiants et lycéens). Des exemples de situations choquantes ne cessent de se multiplier à l’image des lycéens de Mantes la Jolie, en ligne à genoux, pouvant évoquer des scènes datant de sombres années.
Alors que certains y voient du jamais vu répressif, d’autres comparent ces scènes aux mobilisations des années 1960 ou 1970. Ruptures ? Continuités ? Sommes-nous dans une redéfinition des rapports et de l’exercice de la violence légitime par l’État ? Il est certain que les nouvelles technologies et les nouveaux moyens de communication participent à renouveler les règles du jeu que ce soit du coté des manifestants ou des forces de police. Derrière la problématique des violences et de la répression il y a surtout la question du rapport à la mobilisation, à la politique et à l’État.

INTERVENANTS :

Jean-Marie GODARD – journaliste spécialiste des mouvements de jeunesse et des questions de maintien de l’ordre
Auteur de « Paroles de flics » et « La France qui gronde »

Lilâ LEBAS – ancienne Présidente de l’UNEF et responsable du service d’ordre en 2016

Robi MORDER, Historien du GERME

Ce débat sera animé par Marthe CORPET – AAUNEF

PROGRAMME :

18H30 : DEBAT

20H30 : DÎNER